Le gouvernement fédéral ouvre le marché des communications sans fil à davantage de concurrence, un geste qui devrait se traduire par des tarifs moins élevés en téléphonie cellulaire.
Lors d'une conférence de presse à Toronto, mercredi, le ministre fédéral de l'Industrie, Jim Prentice, a affirmé que des enchères sur le spectre de la téléphonie sans fil se tiendront en mai 2008. Il a précisé que l'objectif de cette démarche est de permettre une baisse des tarifs, d'améliorer le service et d'offrir un plus grand choix aux consommateurs.
« Un marché du sans-fil plus concurrentiel sert les meilleurs intérêts de tous les Canadiens », a affirmé M. Prentice.
Les enchères porteront sur un spectre d'environ 105 mégahertz, dont 40 mégahertz qui seront alloués aux nouveaux venus sur ce marché. Le marché est actuellement dominé par trois géants: Bell Mobilité, Rogers Communications et Telus.
Les compagnies étrangères qui seraient intéressées par ces enchères pourraient faire leurs offres en partenariat avec des entreprises canadiennes.
Par ailleurs, l'ouverture d'un nouveau spectre devrait permettre aux fournisseurs, anciens et nouveaux, d'offrir aux consommateurs des services d'accès à Internet haute vitesse et de lecture vidéo sur les cellulaires.
Une ouverture tant attendue
Cette décision est attendue depuis longtemps, car seule une plus grande compétition est en mesure de faire baisser les prix de la téléphonie mobile au Canada, qui sont nettement plus élevés par rapport à ceux en vigueur aux États-Unis et en Europe.
Deux entreprises, la québécoise Quebecor et la manitobaine MTS Allstream, ont déjà fait état à Ottawa de leur intérêt pour les nouvelles fréquences, tout en espérant que le gouvernement veillera à ce que les plus grandes compagnies ne raflent pas tout.
Les nouveaux fournisseurs potentiels ont aussi demandé quelques arrangements techniques pour leur donner le temps de mettre leurs propres infrastructures en place.
MTS Allstream soutient que les Canadiens payent jusqu'à 79 % plus cher leurs services sans fil, comparés aux Américains.
Bell, Rogers et Telus ont déjà dénoncé le fait de réserver des fréquences aux nouveaux venus. Les trois géants estiment que cela constituerait des privilèges injustes qui donneraient à ces entreprises un avantage « déloyal », au détriment des compagnies qui ont déjà investi des milliards de dollars pour développer leurs propres réseaux.
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