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Le bisphénol A au ban - Rappel de produits

Au moins quatre grandes chaînes canadiennes de magasins ont annoncé mardi qu'elles retiraient de leurs étagères toutes les marchandises contenant du bisphénol A, notamment des bouteilles d'eau et des biberons.

Les chaînes connues sont Sports Experts, propriété du Groupe Forzani, La Baie, Zellers, tous deux propriétés de la Compagnie de la Baie d'Hudson, et Canadian Tire.

Il s'agirait d'un prélude à une décision attendue de Santé Canada, dont a fait état le quotidien The Globe and Mail dans son édition de mardi. Selon le journal, le ministère de la Santé s'apprête à faire du Canada le premier pays du monde à désigner le bisphénol A comme un produit présentant un risque pour la santé.

Le bisphénol A est une substance chimique associée aux cancers du sein et de la prostate.

Des détaillants comme Mountain Equipment Co-op, Whole Foods et Lululemon Athletica avaient retiré les bouteilles contenant du bisphénol A de leurs tablettes.

Les quelque 500 magasins du Groupe Forzani touchés, ainsi que les 94 magasins La Baie et les 280 magasins Zellers offriront des remboursements pour les bouteilles déjà achetées, sur présentation d'un reçu.



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SCRS - D'autres allégations contre Charkaoui

SCRS - D'autres allégations contre Charkaoui


Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) soutient que le Montréalais Adil Charkaoui, originaire du Maroc, avait eu un comportement secret et violent.

Toujours selon le SCRS, en juin 2000, Adil Charkaoui a eu des discussions sur « la prise de contrôle d'un avion commercial à des fins agressives ».

« Le Service retient que la recherche d'un emploi par Charkaoui à l'aéroport de Montréal semble survenir seulement quelques mois après la conversation de juin 2000 et peut s'inscrire dans le cadre de la planification d'un attentat ». C'est ce qu'on peut lire dans le document de 45 pages, daté du 22 février 2008, qui lève le voile sur plusieurs allégations du SCRS contre M. Charkaoui.

Le gouvernement du Canada veut expulser du territoire canadien, depuis mai 2003, le résident permanent d'origine marocaine. Le gouvernement croit qu'Adil Charkaoui a des liens avec le réseau terroriste Al-Qaïda.

De nouveaux certificats de sécurité

Le gouvernement fédéral a aussi déposé vendredi de nouveaux certificats de sécurité mis à jour. Ils comportent entre autres ces nouvelles accusations. Le fédéral veut déporter cinq musulmans accusés d'avoir entretenus des liens avec le terrorisme, dont Adil Charkaoui.

Les nouveaux certificats ont été rédigés selon les exigences de la nouvelle loi adoptée après le jugement de la Cour suprême. Le tribunal avait conclu que la précédente loi sur les certificats de sécurité était inconstitutionnelle.

M. Charkaoui a été arrêté à Montréal en mai 2003 et accusé d'être un agent dormant d'Al-Qaïda prêt à frapper contre des cibles dans des pays occidentaux. L'homme originaire du Maroc a toujours nié les accusations.

Il n'y a pas de preuves, de dates exactes, de lieu. Il n'y a que des allégations. Ça ne me permet pas de me défendre davantage. — Adil Charkaoui

Les nouvelles allégations

Selon les nouveaux documents publiés par le SCRS, en novembre 2001, Adil Charkaoui a décrit la guerre en Afghanistan comme étant une bataille contre l'Islam menée par des « vilains et des Croisés ».

Toujours selon les documents, M. Charkaoui aurait déjà postulé un emploi dans le secteur du contrôle aérien à Air Canada. Il aurait déjà aussi voulu travailler dans la section des bagages à l'aéroport de Mirabel.

En plus d'Adil Charkaoui, quatre autres hommes sont visés par les certificats de sécurité. Il s'agit de Mohamed Harkat, Mahmoud Jaballah, Mohamed Zeki Mahjoub et Hassan Almrei.


 



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Quebecor se défend - Téléphonie sans fil

Quebecor affirme n'avoir rien à se reprocher dans le processus qui a amené Ottawa à ouvrir davantage le marché de la téléphonie sans fil.

Jeudi, CBC rapportait que l'ancien premier ministre Brian Mulroney, membre du conseil d'administration de Quebecor, aurait joué un rôle important de lobbying dans cette affaire, alors qu'il n'est pas un lobbyiste enregistré.

Dans un communiqué émis vendredi, Quebecor assure avoir respecté l'intégrité du processus de consultation publique entourant la définition des règles qui s'appliqueront lors de la mise aux enchères de fréquences destinées à la téléphonie sans fil.

L'entreprise ajoute que toutes les représentations faites auprès des différentes instances gouvernementales l'ont été par des personnes qui étaient dûment enregistrées au registre des lobbyistes.

Quebecor confirme aussi que son président Pierre Karl Péladeau a rencontré à deux reprises, en 2006, le ministre de l'Industrie de l'époque, Maxime Bernier, pour discuter du marché de la téléphonie sans fil. L'entreprise assure que seulement des lobbyistes enregistrés ont participé à l'organisation de ces rencontres ou y ont assisté.

Selon la loi, une personne qui agit comme intermédiaire entre le gouvernement et le monde des affaires doit absolument être enregistré comme lobbyiste.

Mulroney sur la sellette

Jeudi, CBC affirmait que le Bureau du directeur des lobbyistes allait se pencher sur les activités de lobbying de M. Mulroney pour le compte de l'entreprise Quebecor dans cette affaire, car il n'est pas un lobbyiste enregistré. Après examen de la situation, le Bureau du directeur des lobbyistes déterminera si une enquête plus approfondie est nécessaire.

Le réseau anglais de Radio-Canada soutient que M. Mulroney aurait demandé à l'ancien ministre de l'Industrie, Maxime Bernier, de rencontrer le président du groupe québécois, Pierre-Karl Péladeau.

CBC ajoute que durant leur entretien, M. Mulroney aurait rappelé à M. Bernier que Quebecor croyait fortement que le gouvernement devait permettre l'entrée de nouveaux joueurs dans le secteur des télécommunications, ce à quoi s'opposait M. Bernier.

Mercredi, le gouvernement fédéral a décidé de favoriser davantage le marché de la concurrence dans le secteur de la téléphonie sans fil, en ouvrant de nouvelles fréquences. Quebecor est une des entreprises intéressées par l'acquisition d'une partie de ces fréquences, qui seront mises en vente en mai prochain.

Mulroney perd son porte-parole


Par ailleurs, Brian Mulroney a perdu son porte-parole des 15 dernières années. Selon le quotidien The Globe and Mail, Luc Lavoie, également vice-président de Quebecor, a renoncé à cette fonction, la semaine dernière.

M. Lavoie affirme qu'il demeure un ami de l'ancien premier ministre, mais qu'il a moins de temps à lui consacrer que dans les années 90. Avec l'ampleur qu'ont prise les démêlés de M. Mulroney avec l'homme d'affaires Karlheinz Schreiber, il estime que la tâche de porte-parole lui demanderait trop de temps.

M. Schreiber a comparu jeudi devant le comité de l'éthique de la Chambre des communes, à Ottawa, où il a été interrogé sur ses liens d'affaires avec Brian Mulroney, notamment sur le versement de 300 000 $ pour des services de démarchages. La dernière tâche de Luc Lavoie à titre de porte-parole a d'ailleurs été de dire que l'ancien premier ministre considérait avoir commis une erreur en acceptant de l'argent de Karlheinz Schreiber.



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Brian Mulroney sur la sellette

Brian Mulroney sur la sellette - Téléphonie sans fil


Déjà aux prises avec une enquête entourant ses relations avec l'homme d'affaires Karlheinz Schreiber, Brian Mulroney pourrait se retrouver au coeur d'une nouvelle enquête.

Le Bureau du directeur des lobbyistes entend en effet se pencher sur les activités de lobbying de M. Mulroney pour le compte de l'entreprise Quebecor, qui pourrait profiter d'une décision toute récente d'Ottawa sur la téléphonie sans fil.

Après examen de la situation, le Bureau du directeur des lobbyistes déterminera si une enquête plus approfondie est nécessaire.

CBC rapporte jeudi que M. Mulroney, qui siège au conseil d'administration de Quebecor, aurait demandé à l'ancien ministre de l'Industrie, Maxime Bernier, de rencontrer le président du groupe québécois, Pierre-Karl Péladeau.

Selon CBC, durant leur entretien, M. Mulroney aurait rappelé à M. Bernier que Quebecor croyait fortement que le gouvernement devrait allouer de nouveaux joueurs dans le secteur des télécommunications, ce à quoi s'opposait M. Bernier.

Le ministre Bernier aurait par la suite effectivement rencontré M. Péladeau, de même que d'autres représentants de l'industrie des télécommunications. Le ministre Bernier n'a pas eu le temps de prendre de décision dans le dossier, puisqu'il a changé de ministère lorsque Stephen Harper a remanié son cabinet.

Précisons que la rencontre a eu lieu avant que M. Harper demande à tous les membres de son parti de ne plus avoir de contact avec M. Mulroney en raison la commission d'enquête sur l'affaire Mulroney- Schreiber.

Selon la Loi sur l'enregistrement des lobbyistes, Brian Mulroney avait le droit de faire du lobbying pour le compte de Quebecor comme membre du conseil d'administration de Quebecor, mais il fallait qu'il soit enregistré comme lobbyiste, ce qui n'était pas le cas.

Mercredi, le gouvernement fédéral a décidé de favoriser davantage le marché de la concurrence dans le secteur de la téléphonie sans fil, en ouvrant de nouvelles fréquences. Quebecor est une des entreprises intéressées à faire l'acquisition d'une partie de ces fréquences, qui seront mises en vente en mai prochain.



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